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vendredi 26 octobre 2012

Garçons «paresseux», jeunes filles «appliquées»? Différences dans la réussite scolaire en fonction du sexe


Information sur la recherche éducationnelle
Enquête permanente sur la recherche éducationnelle en Suisse


Institution: Pädagogische Hochschule Bern, Zentrum für Forschung und Entwicklung, in Zusammenarbeit mit
der Universität Bern (Institut für Bildungssoziologie)
Bearbeitung | Chercheurs: Elisabeth Grünewald-Huber (PH Bern, Projektleitung); Andreas Hadjar
(Universität Bern), seit 2010 Universität Luxemburg), Judith Lupatsch (PH Bern), Stefanie Gysin (PH Bern),
Dominique Braun (Universität Bern)
Kontaktperson | Personne à contacter: Elisabeth Grünewald-Huber (elisabeth.gruenewald [at] phbern.ch)



Le fait que les garçons échouent actuellement plus souvent à l'école que les filles suscite bien des discussions parmi les spécialistes autant que dans le grand public. Les garçons sont davantage confrontés à des difficultés scolaires, alors qu'auparavant c'était le cas des filles. Dans ce contexte, nombre d'hypothèses et de rumeurs courent, mais les informations assurées sur cette thématique sont rares. La présente recherche cherche à contribuer à élucider les raisons des différences en matière de réussite scolaire entre garçons et filles. Pour ce faire, des données quantitatives et qualitatives ont été relevées (par questionnaire, observations filmées et entretiens en groupes) dans 50 classes bernoises de 8e (comptage pré-HarmoS) de tous les niveaux d'exigence (N = 872 élèves). Selon les résultats, la grande majorité des élèves considèrent que le sexe de l'enseignant-e ne joue pas de rôle et que l'appréciation de leur travail est correcte. Les deux sexes sont également d'accord pour souhaiter un style éducatif à la fois directif et empathique. Elles/ils estiment que les enseignant-e-s s'intéressent à eux de manière crédible et dispense un enseignement intéressant et varié qui leur offre la possibilité d'apprendre de manière autonome. Les résultats inférieurs des garçons semblent résulter d'un cumul de plusieurs facteurs: attitude plus négative envers l'école, comportements moins adaptés, influences négatives du groupe des pairs, motivation intrinsèque plus faible, plus fortes tendances à se soustraire aux efforts d'apprendre ou à faire les devoirs à domicile. L'étude a confirmé l'existence d'un rapport hautement signifiant entre le succès scolaire et les attitudes stéréotypées en matière de sexe. De telles attitudes nuisent aux garçons et aux filles, mais elles sont plus répandues parmi les premiers, et, en particulier, parmi ceux qui fréquentent une classe du niveau le moins exigeant de l'école secondaire. Les jeunes filles et les garçons des classes de niveau gymnasial se caractérisent par des représentations plus égalitaires en matière de genre. Le rapport conclut sur les pistes envisageables de stratégies d'action pour réduire les différences en matière de réussite scolaire. Ces réflexions et propositions s'adressent tant aux enseignant-e-s qu'aux hautes écoles pédagogiques et aux autorités éducatives.

Résultats semblables aux travaux de Jean Twenge et Thérèse Bouffard sur les différences garçon-fille!